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Périgord (dé)colonial
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2 Mai 2026

1/08/2026
A toutes et à tous, cet Appel

Il peut être signé grâce au lien ci-dessous à titre individuel et par des collectifs, des associations… Vous trouverez à la fin de l’Appel une première liste de signataires. D’autres beaucoup plus nombreux ont été validés. par le site Change.org. Plus de 400 signataires : citoyen-ne-s, universitaires, chercheur-e-s, avocates, élu-e-s, militant-e-s anti-racistes et décoloniaux, responsables d’associations et de collectifs.

Merci de faire circuler cet Appel, si accord.

Salut et adelphité.
O. Le Cour Grandmaison

 

https://c.org/b5ysQJzgCz

 

Appel pour la constitution dun Forum décolonial

Du Code noir de 1685 jusqu’en 1848, la France a organisé la déportation vers ses colonies de millions d’Africain·es esclavagisé·es. Fondé sur la négation de l'humanité des peuples de ce continent, ce système économique, juridique et racial a bouleversé, jusqu’à aujourd’hui, les sociétés concernées.

En 1840, la conquête de l’Algérie par le général Bugeaud a provoqué d’innombrables destructions et des morts par centaines de milliers. N’oublions pas les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata, le bilan humain catastrophique de la dernière guerre d’Algérie et les massacres du 17 octobre 1961 dans la capitale et la région parisienne. En Indochine, le conflit a fait des centaines de milliers de victimes. À Madagascar, l’écrasement de l'insurrection de 1947 a donné lieu à de terribles hécatombes. Bilan : des dizaines de milliers de morts. Plus généralement, en Haïti, en Afrique, en Asie, en Kanaky, en Polynésie française, aux Antilles et en Guyane, dans les différentes possessions conquises avant puis après 1885, la France et l’Etat colonial ont fait la terrible démonstration qu’ils étaient prêts à tout pour défendre l’empire, hier et aujourd’hui encore. La colonisation a aussi ravagé des territoires et provoqué de nombreux écocides liés aux essais nucléaires, à l'extractivisme, à l'exploitation sans limite des terres et à l’usage scandaleux du chlordécone dans les départements des Antilles.

Pour une reconnaissance précise et circonstanciée des crimes de la colonisation

Si la loi Taubira de 2001 a qualifié la traite et l'esclavage de crime contre l'humanité, elle n'a pas été suivie d'une politique de réparations alors que les conséquences de ce crime perdurent. Quant aux multiples massacres, crimes de guerres et crimes contre l’humanité commis dans de nombreuses colonies et au Cameroun, y compris après l’indépendance, aucune reconnaissance véritable n’a eu lieu. A cela s’ajoutent les racismes et les politiques publiques liberticides et meurtrières dont sont victimes les exilé·es des Sud, les discriminations systémiques et les violences policières qui frappent les habitant·es racisé·es des quartiers populaires, et les héritier·es des immigrations coloniales et postcoloniales.

 

Pour la convergence des luttes décoloniales

Au regard de la gravité de cette situation politique, il est indispensable d’opposer un front commun aux extrêmes droites comme aux droites radicalisées, racistes, islamophobes et négrophobes, qui assassinent l’histoire et la mémoire du colonialisme, à la propagande des médias du groupe Bolloré et à la criminalisation de la solidarité avec la Palestine. Indispensable d’exiger aussi la reconnaissance des crimes de la colonisation, la restitution des biens spoliés, des réparations et une justice sociale et climatique, d’interpeller les candidat·es à l'élection présidentielle de 2027, et de travailler à la décolonisation de la République et de l’espace public. Tels sont quelques-uns des objectifs dont il nous faut débattre. Nous appelons donc à la constitution d’un Forum décolonial, inclusif, indépendant et démocratique afin de d’élaborer une plateforme unitaire de revendication pour les associations mémorielles, les collectifs pour la reconnaissance des crimes coloniaux, les collectifs antiracistes, les chercheurs, les artistes et tous·tes celles et ceux qui estiment que, face à l’offensive réactionnaire en cours, il est urgent de fédérer ces initiatives multiples.

Signatures personnelles

Ahmedi, Dalila, avocate. Asselmeyer, Jean réalisateur. Ballanger, Michelle, (ANPNPA). Bantigny, Ludivine, historienne. Ben Houzet, Yazid, anthropologue. Berthelemy, Michel (4ACG). Berraies Guigny, Feriel. Blanchard, Djamel, militant des quartiers populaires et activiste antiraciste (Angers). Bollenot, Vincent, historien. Botton, Tahina, adjointe au maire Roubaix. Bouamama, Said, sociologue. Bouffartigue, Maylis, metteure en scène et comédienne, Boumediene, Alima, avocate. Bouvet de la Maisonneuve, Fatma, psychiatre. Briant, Jo, militant antiraciste et anticolonialiste (Grenoble). Burgat, François, directeur de recherches émérite (CNRS), Candore, Marco, comédien et vidéaste. Caumières, Philippe, philosophe. Combe, Sonia, historienne. Corbière, Alexis, député de Seine Saint-Denis. Cours-Salies, Pierre, sociologue. Debons, Claude, syndicaliste. Deguilhem, Randi, historienne. De Montlibert, Christian sociologue. Delarue, Christian, CADTM-France, Delcros, Rodolphe, conseiller municipal Périgueux. Desjardins, Colette, (ANPNPA). Dental, Monique, Réseau féministe « Ruptures ».  Epsztajn, Didier, blogueur. Fassin, Eric, sociologue. Federmann, Georges Yoram, psychiatre. Ferretti, Luc, membre du Collectif contre la statue de Bigeard, (Toul). Fischer, Bernard, blogueur, Gaudichaud, Franck, historien. Guerrier, Daniel, journaliste honoraire. Gleizes, Jérôme, économiste UPSN, Ghaem, Marjane, avocate. Gourdeau, Camille, anthropologue. Guendouzarab, Soraya, responsable associative Approches, Cultures et Territoires (ACT, Marseille), Haensel, Michèle, (ANPNPA. Hilgros Line, Représentante pour la Guadeloupe et la Martinique de SRDC (Sixth Region Diaspora Caucus), Los Angeles Californie. Kaki M’Hamed, association Les Oranges, Kenouda, Linda, militante des droits humains (Cahors), Khalfa, Pierre, économiste, Fondation Copernic. Koechlin, Aurore, (sociologue), Lafitte, Roland, chercheur indépendant. Le Cour Grandmaison, Olivier, universitaire. Le Moal, Patrick, sociologue. Lowy, Michaël, philosophe, Lubin, Théo, (Comité du 10 mai), Mabon, Armelle, historienne. Mahieux, Christian, Union syndicale Solidaires. Malléa, Jacky, Pied Noir, Perpignan. Marcot, Fabien, sociologue. Mellouli, Akli, sénateur.  Meekel, Jean-François, journaliste.  Natasson, Dominique, militant juif antisioniste, animateur du site “Mémoire Juive & Éducation”, auteur de “polars décoloniaux” et du Guide du Soissons colonial, éditions Syllepse. Neuville, Richard, militant autogestionnaire et internationaliste. Ouaddane, Mohamed, sociologue (Trajectoires-Mémoires et Cultures). Passevant, Christiane, Radio libertaire. Pelletier, Willy, sociologue.  Pellerin, Pascale, historienne, Pouillot, Henri, militant antiraciste et anticolonialiste. Poupin, Christine, NPA. Pradel, Jacques, co-président de l’Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA).  Rajsfus, Philippe Rezigat, Rahim, militant associatif. Rougy, Béatrice, Mrap Montpellier. Rosevègue, André (33 Pessac). Simonnet, Danièle, députée. Toussaint, Eric, porte-parole de CADTM-International, Travers, Christian, (4ACG). Troaré, Aminata Dramane, essayiste et ancienne ministre de la Culture du Mali. Vidal, Dominique, journaliste et historien, Vollaire, Christiane, philosophe. Wilson, Michel. Yacine, Tassadit, sociologue. Zaidi, Nasséra, coordinatrice du Collectif national pour la reconnaissance des crimes coloniaux en Algérie (CNRCC).

Signatures collectives

Alliance pour l’Emancipation Sociale (AES), Association 17 octobre 1961 Contre l’oubli, Association des Ami.e.s de Maurice Rajsfus, Association Femmes Plurielles, Association Les Oranges, Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), Association de Promotion des Cultures et du Voyage (APCV), Association Terre et Liberté pour Wallmapu, Association Trajectoires-Mémoires et Cultures, Centre de ressources sur les migrations, Approches, Cultures et Territoires (ACT, Marseille), Collectif contre une statue de Bigeard Toul-54, Collectif Egalités, Collectif national pour la reconnaissance des crimes coloniaux en Algérie (CNRCC), Comité Vérité et Justice pour Zakariyya, Editions Syllepse, D'Ailleurs Nous Sommes d'ICI 67 (DNSI-67), Fondation DICE, Mrap MEL (Lille-Roubaix), Mrap Montpellier, Mrap Strasbourg. Réseau Féministe "Ruptures".

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18/07/2026

Intervention-débat, samedi 18/07/2026, autour des « mémoires coloniales en Périgord » avec la participation du Collectif Traque de Traces Coloniales en Périgord (TTCP) et son ouvrage le « Guide de Périgueux colonial et des communes proches » au café associatif « Le Café du coin », installé pour l’été dans les jardins de la mairie de Villefranche de Lonchat.

Merci à l’équipe des bénévoles de nous avoir si bien accueilli et permis de soulever la poussière des hommages coloniaux, partout dans notre espace public et, ici même, à Villefranche de Lonchat... qui a une rue Bugeaud (surprise de voir que, loin de son fief (Périgord vert), le maréchal a une rue dans ce village, parmi les 9 villes et villages qui « honorent »  Bugeaud en Dordogne)

 

 

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SOMMAIRE

1 Février 2026

 

Périgord (dé)colonial

Blog créé en complément du "Guide du Périgueux colonial et des communes proches" aux éditions Syllepse, 2023

Retrouvez nos actualités "Périgord décolonial" sur Facebook 

Le guide du Périgueux
colonial
et des communes
proches

 

Dans la collection des guides des villes coloniales
chez Syllepse Éditions.

Fruit du travail d'un collectif de citoyennes et de citoyens*, ce livre vous entraîne dans la visite d’un Périgueux où les noms des rues, des places et des bâtiments publics célèbrent le moment colonialiste de la France.
Du haut de son ostentatoire statue, le maréchal Bugeaud s’impose à nous tout en nous rappelant cette histoire, «ce passé qui ne passe pas». Qui était-il, ce «grand homme», qui eut droit à deux énormes statues en Dordogne?

Largement colonisé par ce moment de l’histoire, l’espace public de Périgueux et des communes proches offre l’occasion d’un dialogue ­mémoriel d’intérêt général face aux soubresauts du présent.

*L'artiste à qui nous devons la couverture : José Correa

Les rédactrices et rédacteurs : Dominique Attingré, Didier Ballesta, Josiane Ballesta, Annie-Martine Blanc, Jean-Marc Champeaux, Bernard Collongeon, Alain Delmon, Michel Labussière, Christian Naudet

Coordination : Jean-Marc Champeaux

Avec la collaboration de : Hugues Champeaux, Nathalie Renckly-Lichtenberg, Hugues Robert, André Rosevègue

Remerciements : aux services des Archives départementales, à la Ville de Périgueux, à son service Ville d'art et d'histoire ainsi qu'à son musée, le MAAP (Musée d'Art et d'Archéologie du Périgord). Merci aussi à la FSU qui a accueilli nos réunions à la Bourse du travail de Périgueux.

Avec le soutien de : l'UPOP (Université populaire en Périgord) et de la Ligue des droits de l'homme - Grand Périgueux Centre.

Guide du Périgueux colonial et des communes proches, Editions Syllepse

130 pages, 10€. (www.syllepse.net)

La presse en parle…

 

Suite à la conférence de presse donnée par quelques membres du collectif, les articles dans la presse :

 La Dordogne Libre 

SOMMAIRE

 

 Sud Ouest Dordogne 

SOMMAIRE

 

Reportage France 3 Aquitaine 

Le collectif en assure la promotion...

À la mairie de Périgueux, remise du guide à Madame la Maire en mains propres...

 

Texte de Jean-Marc Champeaux lu en introduction à la remise du guide...

Nous osons espérer que notre démarche citoyenne, cette intention de mise au jour - et pas uniquement à jour - de la mémoire du colonialisme, entreprise historique célébrée en son temps, glorifiée alors, peu interrogée depuis, soulève la poussière mémorielle coloniale qui traîne partout dans nos villes, dans la nôtre aussi, qu'elle puisse contribuer, modestement, en ces temps troublés de confusion idéologique, au travail de construction de perspectives d’avenir. Il est plus que temps, non seulement de décoloniser notre pensée politique, mais aussi de nous réapproprier des valeurs qui, un jour, firent notre gloire, celles de l’égalité, de la solidarité et de la fraternité, autrement dit de replacer l’hospitalité et l’acceptation des autres au cœur de nos valeurs cardinales. Sans quoi, de l’esprit des Lumières qui fut un phare pour les peuples du monde, nos « lumières » s’éteindront durablement et définitivement. 

 

Les dédicaces dans des librairies de Périgueux : Les Ruelles, Marbot... et ça n'est pas fini!

 

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